18/01/2009

Journal 01/2009

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L'année de tous les dangers.

La fin de l’année est la période des bilans et si pour les finances ce fut une "annus horribilis", les retombées de la crise du capitalisme menacent la plupart d'entre-nous. Déjà des emplois sont touchés et en attendant de connaître le véritable impact de la crise financière sur la croissance, partout les économistes revoient les prévisions à la baisse. Pendant que l'Europe, en pleine déflation, renfloue les banques à coup de milliards pour tenter d’enrayer la crise du marché monétaire, le citoyen se demande comment faire face au surendettement qui le guette.

Dans ce contexte agité, il n'est pas dans nos intentions d'entretenir un scepticisme béat, aussi avons-nous prévu bon nombre d'activités pour l'année nouvelle. Nous vous en reparlerons en temps utile.

En attendant, et ne sachant pas que le haut-fourneau 6 serait emmacralé, nous avons programmé en 2008 une sortie au théâtre des marionnettes de Mabotte avec le spectacle intitulé "La sorcière du haut fourneau 6". Des conférenciers de renom ont répondu à notre invitation. Mr. Pierre Verjans "Après le 23 mars, la Belgique : une résurrection ou Leterme d'une aventure ?" ;  Mr. Marcel Conradt "Sectes et lobbies religieux à l'assaut de l'Europe" ; Mr. Richard Joelants  "Que peut-on encore faire avec le wallon" ;  Mme. Nadia Geert, Mrs. Philippe Grollet et Mrs. Marc Jacquemin "La laïcité à la belge : où en est-on ? ". Un cycle d'initiation à la philosophie a débuté et rencontré un grand succès. Les philosophes tels que Socrate et Epicure ont été abordés. D'autres le seront encore dans le courant de l'année 2009. Le trio Lyre d'Elfe est venu agrémenter une soirée festive, un deuxième stage de théâtre pendant les vacances et une bourse aux jouets ont fait la joie de nombreux enfants et parents. Ajoutez les nombreuses cérémonies laïques et vous avez un aperçu des activités réalisées !

En nous réjouissant déjà de vos présences nombreuses aux activités futures et en remerciant le Conseil d'Administration pour son dynamisme et pour l'excellent travail accompli tout au long de cette année 2008, permettez-moi, en son nom, de vous transmettre ainsi qu'à vos proches, nos meilleurs vœux pour l'année nouvelle. 

T. Covolo

 

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09/01/2009

Journal 09/2008

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André Comte-Sponville nous faisait remarquer que le capitalisme ne peut être ni moral, ni contre la morale.  Plutôt amoral qu'immoral, il se situerait donc en dehors de toute morale. Tout cela paraît un peu compliqué mais la crise bancaire actuelle nous invite à réfléchir sur la morale du monde des affaires.

 Depuis la crise provoquée par des établissements de crédit américains qui ont imprudemment accordé des prêts pourris («subprimes») à des ménages pauvres, les bourses s'emballent. Le séisme a traversé l'atlantique et mis à mal les banques de la vieille Europe. Les milliards virtuels s'évaporent, laissant les petits épargnants méditer sur la descente aux enfers de leurs espoirs déçus. Les économistes, les boursiers et les médias s’affolent. Tous parlent de la fameuse crise des subprimes et le commun des mortels, qui veille sur ses économies avec prudence, subit sans trop comprendre et se demande comment on a pu en  arriver là.

Par définition, la morale  est désintéressée, car accomplir une action morale par intérêt ne saurait être moral et comme le rappelait Adam Smith (*) : "Ce n’est pas par générosité de cœur que le boulanger vend son pain à la ménagère à un prix que celle-ci peut supporter, mais parce que tel est son intérêt."

Si, dans nos sociétés, il semble impossible de concilier intérêts humains et intérêts économiques, la technique du "consommez, on verra après" vient de montrer ses limites. Les altermondialistes vont-t-ils engendrer des altercapitalistes ? Si c'est pour plus d'éthique dans les affaires on peut le souhaiter.

 T. Covolo

 

 

(*) Adam Smith (1723-1790) : Professeur de morale à l'université de Glasgow en Écosse, il enseignait la théologie, l'éthique, la philosophie et, accessoirement, l'économie qui n'existait pas encore en tant que discipline autonome. Il est aussi repris comme étant un des pères du libéralisme et de l'économie moderne

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