30/03/2006

Journal 04/2006

 

Le mot du Président

 

Aujourd'hui, tout est organisé pour dessiner la caricature d'un monde manichéen.

 

Les préjugés et les rancunes sont triés et instrumentalisés pour construire une croisade qui conduit à des paranoïas dévastatrices et où il n'est pas rare de voir les semeurs de certitudes menacer de mort les semeurs de doutes.

 

Pendant que l'immunité médiatique réclamée par les religions se fraye un passage sur le chemin de la censure, la laïcité de l'espace citoyen est remise en question et la liberté d'expression se retrouve sur le banc des excusés.

 

Si les caricatures provoquent un certain tollé, il faut rappeler que l'exercice a déjà été expérimenté à plusieurs reprises par les prêtres français quand ils ont obtenu le retrait de l'affiche du film de Milos Forman "Larry Flynt", qui choquait certains mouvements catholiques, et quand les évêques de Paris sont parvenus à faire annuler une publicité inspirée de "La Cène".

 

Par nature l'art cultive les provocations de toutes sortes et il serait bon de s'interroger sur la responsabilité des médias et sur leur apparente crédulité dans la répercussion des événements. La conférence que nous proposera le 18 avril prochain Monsieur Jean-Jacques Jespers, journaliste chargé de cours au Département des Sciences de l'Information et de la Communication de l'ULB, intitulée "Comment les médias influencent la vision du monde ?" apportera un éclairage nouveau sur la manière de transmettre l'actualité et sur les manipulations qui en découlent.

T. Covolo

 

18:53 Écrit par serainglaicite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Journal 01/2006

Le mot du Président

 

Pendant que la France se sarkosise à coup de karcher transformé en lance-flammes, que l'Europe se droitise et se vaticanise, la Belgique se divise au gré des couleurs des régions. Le nord du pays observe les sudistes qui n'en finissent pas de tourner en rond au rythme de Bernie et qui, dans les habitations ou autres logements, jouent avec les allumettes de la démocratie.

 

Le citoyen téléformé, lui, s'insurge avec véhémences contre les cabales de la Start Ac. Dépité, il enjambe allègrement les SDF, qui dans nos villes traînent ou meurent faute d'infrastructures adaptées, pour aller s'extasier sur le circuit des crèches aux illuminations kitchs. Quand on sait que, aujourd'hui, le travail ne suffit plus pour s'extraire des 15 % du nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, il faut bien chercher à "rêver".

 

Enfin, même si les parkings de la pensée unique affichent complet et que le père Damien n'a pas été élu "Belge du siècle" malgré une défense du dossier remarquée, le Standard va peut-être être champion !

 

Transmettre les vœux de fin d'année dans ces conditions risque de paraître dérisoire mais puisque c'est l'usage, nous vous souhaitons, non seulement d'entretenir l'esprit de révolte qui est en vous, mais surtout nos meilleurs vœux de bonheur, joies et santé pour l'année nouvelle.                                                                      

T. Covolo

18:49 Écrit par serainglaicite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Journal 11/2005

 

 

Le mot du Président

 

Pendant que les organisations nationales et internationales s'évertuent, d'une crise à l'autre, à trouver des solutions aux problèmes de répartition des richesses, de l'équilibre financier, du respect des choix politiques, culturels et religieux des peuples, le monde et les modes de communications se transforment. Par contre le contenu ne s'améliore pas ! Les messages véhiculés sur la toile de notre cyber planète ressemblent de plus en plus à des suppositoires médiatiques et pendant que les médias du divertissement s'occupent de leur performance à l'audimat, les J.T., principales sources d'informations du public, sont relégués au rang de "magazines" où l'on  ne trouve que catalogue de catastrophes et faits divers sensationnels.

 

Les informations essentielles, noyées dans un déluge d'informations insignifiantes, sont diffusées par une multitude de médias au contenu identique. L'apparence de l'image souligne plus l'apparence des choses que leurs raisons profondes et les médias donnent l'impression de subir les événements créés par des spécialistes plutôt que de découvrir l'information. Dans ces conditions, le commun des mortels a bien des difficultés de se forger une opinion qui ne soit pas "télé guidée".

 

Les manipulations avérées de l'information semblent mettre la démocratie en danger (et je ne parle que des médias !). Ce constat nous interpelle et, afin d'affuter votre esprit critique, nous allons prochainement aborder cette problématique à travers un cycle de conférences-débats données par des spécialistes connus de l'information.

 

Nous espérons vous y voir nombreux !

 

T. Covolo

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